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 « Mon cœur est troué comme si on l'avait lapidé. » | Libre.

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Nirvana S. Morgan

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MessageSujet: « Mon cœur est troué comme si on l'avait lapidé. » | Libre.   Mer 27 Oct - 22:26


Nirvana S. Morgan & Drew C. Stevens
« Mon cœur est troué comme si on l'avait lapidé. »


    ℒe ciel ne sera plus jamais aussi noir qu'il n'est aujourd'hui. Comme un soleil ensorcelé, tes yeux se perdent dans mes nuits. On n'était pas du même monde, mais qu'est-ce que ça fait maintenant... Puisque les anges et les colombes se sont enfuis avec le vent. Depuis que tu es monté là-haut, les anges n'ont jamais été plus beaux. Depuis que tu es monté là-haut, ici moi je me sens toujours de trop. Si un jour tu veux redescendre, Sache que mon cœur est ouvert, et qu'il saigne à n'en plus comprendre où est l'Éden, où est l'enfer...
    Mon amour est parti, il a jeté mon âme à bouffer au néant, me laissant le cœur vide. Et l'horreur du monde n'est rien comparaison, à ce que l'amour fait, à ceux qui dans l'union pensent oublier un peu qu'on est triste ici-bas, et qu'ici solitude est le dernier repas.
    Il avait les yeux noirs desquels on voit du bleu, qu'on prend pour l'océan, dans lesquels on voit Dieu. Qui font toucher du bout des doigts les horizons. Mais toujours à la fin on est seul au milieu des vagues de sanglots et du sel dans la gorge. Et du sel sur la plaie de ce cœur tatoué a son nom que l'on crie au fond des verres de vin.
    A se dire que la vie oui, n'est qu'une putain.
    Ami, regarde-moi, j'ai le cœur qui renverse... La mémoire de ses yeux qui me colle à la peau.
    Et le sourire des hommes, non, ne me fait plus rien. Et je commence à croire que les femmes qui ont pris d'autres femmes pour amour ont réglé la question, car après tout, dis-moi, qu'est-ce qu'ils ont de plus que nous ? Si ce n'est cette force qui fait qu'ils vous oublient, cette horreur au fond d'eux, ce monstre qui crie quand ils vous font l'amour. Tu sais qu'ils n'oublient pas, qu'il n y a qu'à la nature qu'ils ne tiennent parole. Je vous le dis, putain, vous m'aurez plus ! J'en peux plus de ces jeux qui nous tuent. J'en ai marre de ce cœur, mon Dieu, qui ne bat plus. Et qui toujours s'incline au pied de connards qui me mènent à la cime, qui me traînent à la tombe...

    Ąssise sur le bord de cette vielle fenêtre, entre-ouverte, à la peinture écaillée, les gouttes de pluie tombent délicatement sur mon visage pâle. Mes vêtements commencent à être trempés de pluie. Le ciel est tellement gris, que tout semble être en noir et blanc. Les rues devant moi sont complètement inondées. Il n'y a plus personne, seulement moi. Je ne fais plus qu'un avec la pluie. Celle-ci s'abat de plus en plus forte sur le paysage. Les bruits qui rugissent le ciel; le vent qui souffle à travers mes cheveux. Les arbres, au loin, se déchirent langoureusement entre eux.



[ Y'a du Damien Saez là-dedans. ]

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    « Quand j'ai vu Marguerite,
    Ça m'a fait comme un bras d'honneur
    L'insoumission qui dit
    "Je n'ai ni Dieu ni Maître ni qui que ce soit"
    Comme un doigt levé bien haut
    A tous les Dieux, tous les suppôts
    C'est l'solidaire des travailleurs
    Puis c'est la liberté du cœur. »

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Drew C. Stevens
» Meg : Admin Suprême
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MessageSujet: Re: « Mon cœur est troué comme si on l'avait lapidé. » | Libre.   Ven 12 Nov - 23:46

« We live and die for shit we don’t need. »



Une journée débute toujours de la même façon. Certains appelle sa la « routine », comme quelque chose qui se répète sans cesse. Les jours se suivent et se ressemble. C’est inévitable. Même s’il arrive que, parfois, on essaie de changer un peu les habitudes. En vain, des fois. Un peu comme Drew. Assit dans un coin de la bibliothèque, une pile de bouquin sur la table. Lui, travailler sérieusement ? N’y pensez même pas ! Enfin, quand même. Drew restait lui-même. Un mec qui avait à peu près tout quitté dans le seul but de s’éloigner de sa petite vie tranquille. Quelqu’un qui ne supportait plus ce long fleuve tranquille qu’on lui offrait sur un plateau d’argent. Il voulait être quelqu’un de simple, oublier les manières, les longs et ennuyeux repas, ou encore le fait que tout soit simplifier grâce à un simple billet vert. Il refusait de se considérer comme un petit privilégier de la société, quelqu’un qui serait protéger à tout jamais rien que parce que lui, il en avait dans le porte monnaie. C’était chiant, pathétique même. Quand on voit tout ses gens qui vous court après et qui ne sont pas de réel amis. Ils sont hypocrites, sournois. Et ça, il n’en voulait pas. Cette vie ne l’intéressait pas.

Une heure s’était écoulée depuis qu’il s’était installé à la bibliothèque. Soit soixante minutes d’ennui total. Franchement, qui pourrait lui dire quel est l’intérêt de savoir qui a tué qui lors d’une de ces stupides guerres ? Ca ne lui était d’aucune utilité. Drew repoussait son siège d’un air las. Là, il regrettait d’avoir voulut changer les habitudes. M’enfin bon, pendant qu’il y était… Autant continuer sur sa lancée. Il se dépêchait de sortir de cet endroit clos dont il ne supportait plus l’odeur des vieux livres et rapidement, il arrivait sur le parking du campus universitaire. Sa voiture était garée à quelques pas de lui. Son imposante Mercedes noire était intacte. C’était là qu’on se disait que les surveillants servaient vraiment à quelque chose. Oh… Là il pensait vraiment comme un gros riche. Stop. Aujourd’hui, il partirait à pied. Après tout, il fallait bien entretenir un peu la forme, n’est-ce-pas ?

La question est ; se promener, mais où ? Drew n’était pas du genre à traîner dans les rues comme ça, pour rien faire. En plus, le temps n’était pas de la partie. Une cigarette à la main, Drew rejetait de temps à autre la fumée dans l’air, laissant aussi la cendre s’écraser sur le bitume humide de San Francisco. Au bout d’un moment, il arrivait sur une rue un peu bizarre. Très louche même. Des filles, plutôt jeune, traînaient sur les trottoirs, dans des tenues super légère. Drew frissonnait rien qu’en les regardants. Déjà qu’il avait froid avec sa veste en cuir… Mais là. Pas de doute sur ce qu’elles faisaient. Au bout d’un instant, les yeux bleus de Drew se posèrent sur une fenêtre, où une jeune fille était assise. C’était étrange. Il avait une sensation de déjà vue… Peut-être qu’il la connaissait ? La pluie s’abattait de plus en plus fort sur le jeune homme, ne laissant rien au sec. Soudain, un nom apparut au bout de ses lèvres. Cette fille… Oui, il l’avait déjà vue. Il la connaissait. C’était bien elle…

- Nirvana ?

La jeune fille en question se retournait. Il ne s’était pas trompé. Qu’est ce qu’elle foutait là ?

- Tu fais quoi ici ? Enfin, j’veux dire, dans cette rue ?

C’était bizarre quand même. Surtout que tout dans cette rue était louche, voir glauque.

- - - - - - - - - - - - - - - - -


I wait here forever just to,
To see you smile, 'Cause it's true,
I am nothing without you.
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Nirvana S. Morgan

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MessageSujet: Re: « Mon cœur est troué comme si on l'avait lapidé. » | Libre.   Sam 13 Nov - 18:23

    - Nirvana ?

Je m’arrachai de mes sombres pensées. Ouah… J’étais trempée. Depuis combien de temps étais-je assise ici ? Je baissai les yeux vers mes vêtements. Mon t-shirt trempé laissait apercevoir mon soutien gorge. Merde. Je serrai ma veste contre moi. Mais de toute façon, à quoi bon ? Bientôt je serais à moitié à poil en train de me trémousser sur une table, devant des hommes mariés… Super job. Je relevai soudain la tête, on m’avait appelé. J’étais dans un état second…
    - Tu fais quoi ici ? Enfin, j’veux dire, dans cette rue ?

Oh non pas lui ! Enfin si… J’étais contente de le voir mais… Pas ici, pas maintenant !
    - Je pourrais te retourner la question…

Lançais-je, amer. Il… Il était allé aux putes ?! Non… Ce n’était quand même pas le genre de mecs à aller voir des prostituées… Il valait quand même mieux que ça. Enfin. Les apparences sont parfois trompeuses. Sous ses airs de petit richou, peut-être était-il comme tout les autres hommes. Peut-être était-il comme mes clients. Ah putain, je détestais dire ça… « Mes clients ». Mais il fallait dire les choses comme elles étaient. J’étais strip-teaseuse. Et ça, rien n’y changera. Je ne pouvais pas démissionner. Déjà parce que c’était mon job, c’était la seule chose qui me permettait de vivre, et que mon patron me payait différemment quand je faisais des heures supplémentaires… Oh non, il ne me payait pas en nature, non ! Quelle horreur !
Non, il me filait 2-3 rails de coke. Oui je sais, j’étais sale. En plus d’être une putain, j’étais droguée. Je levai les yeux vers Drew. Putain, s’il savait ce que j’étais… Il me laisserait crever ! Être ami avec une putain, quelle idée. Enfin, non. Je n’étais pas une putain. J’étais strip-teaseuse. C’était presque pareil, d’accord, mais il y avait tout de même une petite différence. Je ne couchais pas avec mes clients. C’était tout comme, mais je ne couchais pas avec eux. Mes collègues par contre, si. Pour quelques billets de plus, elles se déchaînaient. Elles étaient plus vieilles que moi. Et apparemment elles n’avaient connu que ça. Parfois j’en venais à me demander ce qui m’avait fait atterrir ici… Ma mère sans doute. Non elle ne m’avait pas poussé à faire ce que je fais aujourd’hui, mais comme on dit « Telle mère, telle fille ». C’était dans les gènes… Une maladie héréditaire. Je donnerais tout pour m’en sortir. Heureusement que j’avais un autre boulot à côté. Plus sain. Pas mieux payer ok, mais plus sain. La journée, je revivais. J’étais serveuse. C’était beaucoup mieux.
Parfois, je rêvais que quelqu’un arrive un jour et me prenne sous son aile, m’emmène loin de tout ça. Mais non. On n’est pas dans un compte de fée. Il faut bien gagner sa vie. Chacun sa manière. Moi je n’ai trouvé que celle là…

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    « Quand j'ai vu Marguerite,
    Ça m'a fait comme un bras d'honneur
    L'insoumission qui dit
    "Je n'ai ni Dieu ni Maître ni qui que ce soit"
    Comme un doigt levé bien haut
    A tous les Dieux, tous les suppôts
    C'est l'solidaire des travailleurs
    Puis c'est la liberté du cœur. »

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