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 « Baby could you blow my heart up ? » | Drew C. Stevens

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Nirvana S. Morgan

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MessageSujet: « Baby could you blow my heart up ? » | Drew C. Stevens   Sam 23 Oct - 23:17

« Baby could you blow my heart up ? »


Nirvana S. Morgan & Drew C. Stevens


Il faisait presque nuit. La pluie tombait à drache dans les sombres ruelles désertes de San Francisco, mais je m'en fichais, je n’étais pas seule. Un beau brun aux yeux bleus m'accompagnait, je ne connaissait même pas son prénom et il me semblait que je ne l'avais jamais vu auparavant, mais nous étions complices et rions aux éclats en courant à droite, à gauche, et en s'enfonçant dans des ruelles plus étroites les unes que les autres. Gentleman, il m’avais passé sa veste de cuir pour ne pas que mes longs cheveux blonds ne soit mouillés, et la pluie collait ma chemise claire à mon torse, laissant apercevoir mes formes. Sans que je ne sache pourquoi, nous arretames notre course folle et nous nous regardâmes dans les yeux, nos visages se rapprochaient lentement, les mains et les caresses se faisaient sensuelles, et là... Le jeune homme se mit à miauler et à me lécher le visage.

- Putain de bordel de merde ! Tu fais chier Boston, il est huit heures !

Boston ? Ce n'était autre qu'un chaton, mon chaton, qui avait décidé qu'aujourd'hui, je me réveillerais deux heures plus tôt que prévu. Il se mit à miauler près de son écuelle, et je me souvins qu'en rentrant du travail tard hier soir, j’avais complètement oublié de lui donner à manger. Je chercha donc ses chaussons à tâtons dans le noir et ouvris les rideaux pour illuminer un peu la pièce. Tentative inutile étant donné qu’à huit heures, le soleil commençait tout juste à se lever.
Je m’étirai en poussant un gémissement. Courbatures de la dernière soirée, où j’avais dormis par terre… Mais j’en gardais tout de même un bon souvenir. Du moins, de la partie où j’avais encore toute ma tête, pour le reste, c’était le trou noir.
Je sortis donc la nourriture de Boston et lui remplis sa gamelle. Il se jeta dessus comme s’il n’avait pas manger depuis cinq jours, et encore. Il fallait que je fasse attention avec lui. Les animaux étaient interdis ici. Mais je n’avais pu me séparer de lui. Bien sûr qu’il ne devait pas être très heureux enfermé toute la journée dans cette collocation… Mais elle était plutôt grande. Je le laissais sortir le soir. Il revenait pour manger, il savait exactement à quelle heure rentrer. Un véritable estomac sur pattes.
Je me dirigea vers la salle de bain, et entra directement dans la douche. J’en ressortis quinze minutes plus tard. Je me sécha rapidement, et alla fouiller dans mon armoire, en lançant ma serviette mouillée sur Boston, rouler en boule sur une chaise, en guise de vengeance. Il ne broncha même pas. Si on ne voyait pas la serviette bougée avec la respiration de celui-ci, on aurait pu croire qu’il était mort. Je me re-concentra sur ma penderie. Une garde-robe assez fournie. Je mettais plus d’argent dans les fringues que dans la bouffe. Un jean slim noir, une marinière, et des spartiates. Ça devrait suffire. La journée allait être assez tiède, pas besoin de veste.
Je m’habillai en vitesse et… Et resta plantée au milieu de la pièce. Où avais-je l’intention d’aller ? Je m’étais habillée mais… Je n’avais nulle part où aller. Nirvana et le matin, c’était dur. Très dur. J’avais encore une heure devant moi, avant mon cours d’histoire. Si encore je voulais y aller… La flemme. Et puis, franchement, l’histoire, c’est barbant. Les gens sont morts, à quoi bon savoir ce qu’ils ont fait ? A quoi bon connaître les dates des guerres, où des milliers de personnes sont mortes ? Connaître les dates des soi-disant victoires… Pour moi, ce n’était pas des victoires, tant que des personnes y avaient laissé la vie, comment pouvait-on être fier de ces dates ? D’autant plus que nous y étions pour rien. L’histoire, c’est le passé. Ne dit-on pas qu’il faut aller de l’avant, qu’il ne faut pas regarder en arrière ? Les guerres, il faut les oublier. Les soldats, ils me faisaient plus honte qu’autre chose. Comment avaient-ils le courage d’ôter la vie d’autres personnes ? De quel droit se le permettait-ils ? Enfin, passons. Je n’avais qu’à faire une exception à la règle et me présenter à l’heure à ce cours. Pour une fois. Enfin, la plupart du temps je n’y allais même pas. C’était limite si le prof ne connaissait même pas mon nom. Mais je m’en foutais. Les maths, l’histoire, ça me passait au dessus de la tête. Je sortis dans le couloir, mon sac de cours sur le dos. C’était un jour historique : Nirvana se rendait à l’heure en cours d’histoire. L’iPod dans les oreilles, je me dirigeais vers les casiers. Le groupe dont je portais le nom résonnait dans mes oreilles. Je ne comprenais pas comment je pouvais aimer un groupe qui me rappelait tant de mauvais souvenirs. Un groupe qui avait causer la mort de ma mère. Peut-être parce qu’elle n’était tout simplement pas réellement une mère pour moi. Peut-être parce qu’ils étaient tout simplement géniaux. Peut-être parce que Kurt Cobain avait une voix tout simplement hors du commun. Ou tout simplement parce que c’était le groupe qu’il me fallait.

« Polly says her back hurts and she's just as bored as me... She caught me off my guard. It amazes me, the will of instinct... »

Et... Bam ! J’heurtai quelque chose de dur. Je levai les yeux, pour découvrir un regard bleu, sans aucune trace d’amertume, qui m’observait. Les lèvres retroussées en un petit sourire, il me fixait.

- Oh merde ! Excuse, j’t’avais pas vu !

Quelle classe. La douceur des mots matinaux.

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    « Quand j'ai vu Marguerite,
    Ça m'a fait comme un bras d'honneur
    L'insoumission qui dit
    "Je n'ai ni Dieu ni Maître ni qui que ce soit"
    Comme un doigt levé bien haut
    A tous les Dieux, tous les suppôts
    C'est l'solidaire des travailleurs
    Puis c'est la liberté du cœur. »

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Drew C. Stevens
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MessageSujet: Re: « Baby could you blow my heart up ? » | Drew C. Stevens   Dim 24 Oct - 17:38


« No one really knows if she's drunk or if she's stoneeed ! »



La musique marchait encore dans la chambre de Drew. L’heure qu’il était ? 8 heures, tout juste. La mine défaite – voir cadavérique, ça dépend la manière de le voir – Drew poussait les couvertures de son lit. Il n’avait pas beaucoup dormi, trop occupé à faire la fête avec les autres Bêta. En ce moment, il ne faisait que ça. Il était devenu encore plus fêtard qu’avant d’arriver à San Francisco. Mais il devait bien reconnaître que cette fraternité était géniale. Musique, alcool et même drogue à volonté. Eux, ils savaient s’amusé, pas comme certains. D’un pas lourd, Monsieur Stevens poussait la porte de la salle de bain. Ouais… Il avait peut-être trop bu. Et dire que ce matin, il avait prévu d’aller en cours… Un exploit. D’ailleurs, hier soir, lorsqu’il avait annoncé à tout le monde qu’il allait en cours le lendemain, tout le monde s’était mit à rire. C’était dingue. Ils séchaient la plupart des cours sans être pour autant remarqué. Quoique… Les moins malins eux se retrouvaient souvent chez le directeur. Et d’après ce qu’ils en disaient, il était loin d’être le genre de mec tendre qui vous laisse tout passer. Après tout, c’était le but, non ?

La douche fut prise en cinq minutes. Drew retournait dans sa chambre, les pas lourds. Il se sentait en forme, ce n’était pas le problème. Sur le coup, il n’avait juste plus la motive d’aller en cours pour écouté cette vieille folle débité son lot d’ânerie quotidienne. Mais bon, il avait dit à tout le monde qu’il irait. Il l’avait soutenu, même. Et, ce n’était pas tellement dans ces projets de passer pour un con. Il irait, motivation ou pas. Son armoire s’ouvrit à la volée. Les fringues… Toujours le même problème. Drew avait beau être un mec, son image importait beaucoup. Un soupir plus tard, il piocha dans tous ces vêtements un jeans parfaitement bien coupé, une chemise noire et, sa veste en cuir noir. Pour les chaussures, des converses noires également seraient parfaite.

Drew marchait dans les couloirs à pas lents. Il arriverait en retard, tant pis. De toute façon il n’était pas pressé d’entendre l’autre piailler après lui comme quoi « être à l’heure en cours était primordial » et que « arriver à la moitié du cours ne servait à rien ». Une fois arrivé devant la porte, il posa une main hésitante sur la poignée. Derrière, les cris de la vieille timbrée résonnait dans la salle. Le jeune homme fronçait les sourcils puis, recula d’un pas, et enfin de deux. Avant de faire demi tour complètement sans faire attention devant lui. Jusqu’à ce qu’il heurte quelque chose.

- Oh merde ! Excuse, j’t’avais pas vu !


Drew sourit inévitablement. Jour de chance ? Peut-être… Devant lui, se trouvait une jeune femme blonde. Elle avait de magnifiques yeux bleus. C'était totalement son genre de fille. Et puis, il aimait tout particulièrement cette spontanéïtée. Ces mots qui, dans la "grande société" étaient formellement interdit. Mais, peu importe. Il avait quitté tout cela pour le laisser derrière lui.

- C’est pas grave, t’inquiètes.

Alors là, il ne pouvait pas faire pire. Il était à court d’arguments, ou quoi ? Il fixait un instant la jeune fille dans les yeux. Ouais... Elle était vraiment jolie. Mais elle semblait aussi pressée. Elle commençait à tourner les talons pour pouvoir reprendre sa route tranquillement. Merde. Et les chances de la recroiser étaient quasiment nulles. C'est alors que Drew reconnut un air qu'il avait souvent écouté... Ce bruit émanait des oreilles de la fille, dans ces écouteurs. Il réfléchit une seconde... Nirvana ! Voilà ce que c'était ! Alors qu'elle avait déjà fait un pas en avant, il posait sa main sur le bras de la jeune femme, très délicatement.

- Ce serait pas Nirvana que t'écoutes ?

C'était très con ce qu'il venait de dire. Et, le pire, c'est que ce n'était pas une excuse pour la retenir un peu plus longtemps... Ou pas.

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MessageSujet: Re: « Baby could you blow my heart up ? » | Drew C. Stevens   Dim 24 Oct - 19:29

    - C’est pas grave, t’inquiètes.

Je lui adressa un sourire furtif, et tourna les talons, faisant plus attention à où je mettais les pieds. Mais une main s’abattit sur mon bras. Je me retournai violemment.
    - Ce serait pas Nirvana que t'écoutes ?

Je restai un moment à le dévisager. Déjà, comme tout les matins, ma capacité mentale était à son plus bas niveau, j’avais d’abord cru quand il prononça le mot « Nirvana » qu’il connaissait mon nom… Mais non. Ainsi, il connaissait le groupe ? Intéressant.
    - Si, c’est ça. Tu aimes ?

Demandais-je avec curiosité. En même temps s’il avait posé la question, c’est qu’il devait aimer. Nirvana était un groupe mondialement connu, mais ici, peut de gens l’écoutait. Le grunge n’attirait plus personne. Maintenant c’était le R’N’B, Rap, Rock, … Mais Grunge, rien. But Grunge will never die.
Pourquoi ce crétin s’était tiré une balle dans l’crâne ? S’il ne l’avait pas fait… Il aurait vu sa fille grandir, il aurait sûrement entraîné Nirvana encore plus haut, et il aurait continué à vivre pour sa femme… S’il ne l’avait pas fait, ma mère ne serait pas morte. Des centaines d’autres personnes ne seraient pas mortes. Même si pour ça, il n’y était pour rien… Se suicider, c’est un signe de lâcheté. Je voyais ça comme ça… Même si, je l’avoue, j’y avais pensé à plusieurs reprises. J’avais fais une tentative de suicide d'ailleurs. Foiré en beauté. J’avais avalé une boite entière de somnifères. Et je m’étais réveillée à l’hôpital, complètement dans les vapes. J’y étais presque passée. Si ma grand-mère avait mit quelques minutes de plus à me découvrir, je serais morte. Quand je l’ai vu pleurer, je me suis jurée de ne plus jamais recommencer. Pourquoi je l’avais fais ? Un chagrin d’amour. Un gros. Je m’étais accrochée à quelqu’un qui se fichait complètement de moi. Qui avait chaque jour une fille différente dans son lit. Ça, je le savais. Mais je fermais les yeux. J’en étais follement amoureuse. Le pire, c’est qu’il me violait. Mais je ne disais rien. Il me violait moi, mais d’autres filles aussi. Alors comme je ne pouvais pas dénoncer l’homme que j’aimais… J’avais trouvée une autre issue. Fatale. Enfin… Si on oubliait le fait que j’avais raté la sortie. Je l’avais ratée, comme j’avais raté tout ce j’avais entrepris. Mes études, mes amours… Ah non, il y a bien une chose auquel j’arrivais à merveille, la seule d’ailleurs : La musique. Le piano, et la guitare. Mes deux instruments préférés. Je faisais des reprises de Nirvana. Je connaissais leur discographie par cœur. Et les paroles. Oui, je chantais aussi… Mais ça, personne ne le savait. Je détestais chanter devant les gens. J’étais très pudique à ce niveau.
Je levai les yeux vers le jeune homme. Il était vraiment beau… Les cheveux en bataille, mal rasé, et des putains d’yeux bleus ! La musique résonnait toujours dans mes écouteurs... J'en avais enlevé un, histoire d'entendre ce qu'il me disait. De toute façon, je n'allais pas rester longtemps à discuter. Du moins, j'imaginais...

« Polly wants a cracker... Maybe she would like some food. She asks me to untie her, a chase would be nice for a few. »

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    « Quand j'ai vu Marguerite,
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MessageSujet: Re: « Baby could you blow my heart up ? » | Drew C. Stevens   Dim 24 Oct - 22:14

La jeune fille se retourna, avant de lancer ;

- Si, c’est ça. Tu aimes ?


Comment pouvait-on ne pas aimer Nirvana ? Drew sourit encore plus. Il hochait la tête, regardant avec ses yeux bleus la fille en face de lui.

- Oui. Nirvana fait même parti de mes groupes préférés.

Drew… Ou l’art de parler musique avec une parfaite inconnue. C’est à ce moment là qu’il se rendit compte qu’il avait finalement mit une chemise sous sa veste en cuir, plutôt qu’un t-shirt. Et voilà, il recommençait à faire comme avant. En quittant le Michigan, il s’était pourtant promit de jeter tout ses costumes. Il ne voulait plus rien avoir à faire dans le monde de bourgeois dans lequel ses parents l’avait élevé. Il avait promit de changer complètement sa façon de vivre. Et, c’est en parti ce qu’il avait fait en venant ici. Il buvait sans arrêt, séchait les cours quand bon lui semblait – même si ça, il l’avait toujours fait -, ne dormait presque plus, écoutait autre chose que de la musique classique… Sa vie était meilleure, bien meilleure. La musique résonnait toujours dans les oreilles de la jeune femme qui avait pourtant ôté un écouteur pour pouvoir entendre ce que lui disait Drew. Il était inutile de lui retourner la question, si elle écoutait, elle devait forcément aimer. Le jeune homme secoua la tête, avant de ré adressé un petit sourire en coin à la jeune fille qui se trouvait toujours devant lui. Trouver un bon moyen de la retenir plus longtemps serait peut-être pas mal ? Pourquoi pas…

Au fait, moi c’est Drew. Drew Cameron Stevens.

Merde ! Et voilà que ces manières de riche à la con ressortaient. Pourquoi avait-il dit son nom complet ? Y’en avait pas besoin ! Lui qui d’habitude était d’une finesse incroyable avec les filles, là c’était la catastrophe. Il continuait à sourire, masquant ainsi son embarra. Con… Il était con. Très con.

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MessageSujet: Re: « Baby could you blow my heart up ? » | Drew C. Stevens   Lun 25 Oct - 21:23

    - Oui. Nirvana fait même parti de mes groupes préférés.

Je le considéra d'un autre œil. Un de ses groupes préférés ? Ouah... Pour moi, la musique que quelqu'un écoutait en disait long sur sa personnalité. Le fait qu'il n'écoute pas toutes ses musiques "à la mode", faites par des artistes commerciaux, signifiait que ce n'était pas un de ces moutons qu'on voyait partout. Qui écoutait la même chose que tout le monde, pour se faire bien voir, pour entrer dans la masse.
    - Au fait, moi c’est Drew. Drew Cameron Stevens.

C'était étrange, il avait des manières de... bourgeois. Rien qu'a la manière de se tenir on le voyait. Au son de sa voix. Question fringue... Il avait un côté classe avec sa chemise. Bon, avec ses baskets ça masquait carrément ça, comme s'il voulait se cacher. Bon, moi et mes tentatives de psychologie humaine, on pouvait aller s'faire foutre. Mais c'était vrai que j'arrivais bien à deviner les gens. On me le disait souvent. Et ça énervait les gens la plupart du temps, impossible de cacher quand ça allait mal, je le voyais directement. Même si je faisais semblant de ne pas le voir, du moins, j'essayais. Pas facile de ne pas aller vers quelqu'un, un ami, qui va mal.
    - Nirvana Skye Morgan.

"Haan tu t'appelle Nirvana, comme le groupe !" Je recevais ça tout le temps, super. Généralement je demandais à ce qu'on m'appelle Skye, tout simplement. Histoire que je ne me mette pas à lever la tête à chaque fois que quelqu'un parlait du groupe. Ou à croire qu'on parlait du groupe, ou lieu de moi. Bref, c'était l'horreur, à chaque fois. De plus, Skye, c'était plus joli... D'après ce qu'on m'avait dis -je n'étais jamais très attentive lorsqu'on parlait de ma mère...- elle avait choisit ce prénom simplement parce que j'étais née une après midi où le ciel était magnifique, sans nuage. Il faisait vraiment beau, ce qui était étrange au mois d'avril.
En fait, il n'était pas si beau que ça ce prénom... Je n'avais jamais eu de chance, jusqu'au bout. Une vie pourrie. Une famille pourrie. Un job pourri. La seule chose qui n'était pas pourrie dans ma vie, c'était mes amis. Et la musique. La drogue aussi, et l'alcool. Oui, j'étais une grosse fétarde. Faut bien s'amuser, tant qu'on est jeune ! Je me mettais souvent dans des états pas possible, jusqu'au point de ne plus me souvenir de la soirée, ou de me réveillée dans le lit d'un inconnu. Bon ok, je n'étais pas très fière de ça, mais bon, ça peut arrivé à tout le monde, et franchement, qu'est ce qu'on s'en tape. Plus on est fous, plus on rit !

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MessageSujet: Re: « Baby could you blow my heart up ? » | Drew C. Stevens   Dim 31 Oct - 17:05

- Nirvana Skye Morgan.


Drew sourit. Elle avait de jolis prénoms, aussi beau qu’elle. Le jeune homme la scrutait discrètement, et en silence. Elle avait de magnifiques yeux bleus ainsi que des cheveux blonds clair brillant. En quelques mots ; c’était tout à fait son genre de fille. Enfin, peu importe, ce n’était pas le moment idéal pour faire du charme à une parfaite inconnue. Quoique Drew ne se gênait pas, d’habitude. Ca devait être l’ambiance… Il y avait un truc pas clair dans l’air.

- Jolis prénoms.

L’aisance naturelle du jeune Bêta revenait peu à peu, fixant dans les yeux la dénommée Nirvana avec un joli petit sourire en coin qui, au passage, en avait fait craquer plus d’une. Mais non, il ne faisait pas du charme. Et, sous son air angélique, Drew cachait quelqu’un de moins brillant qu’on ne pouvait l’imaginer. Déjà, au premier abord, les gens se demandait pourquoi et comment il avait pu rentrer dans cette fraternité hyper populaire qui accueillait tout les fêtards de l’université de San Francisco. Vous n’avez pas d’idée ? Eh bien, c’est très simple. Il était tout simplement comme eux. Ce n’est toujours pas clair ? Drew aime sortir faire la fête. Seul, ou en groupe, peu importe. La majorité du temps, il ne se rappelait de rien. Il avait comme des trous de mémoire énorme. Si bien qu’il se réveillait des fois le matin avec une jeune et jolie inconnue à ses côtés. OK, « jeune et jolie »... Ca dépendait des fois. Oui, là encore, il y a des fois où c’était carrément le contraire qui se produisait. Mais ce n’est pas l’heure de raconter ses nombreuses mésaventures. Et des trucs foireux, il en avait vu dans sa vie. Le jeune homme revint soudainement à la réalité, se rappelant qu’il y avait quelqu’un devant lui.

- Tu es pressée ?

Il ne pouvait donc pas faire mieux ? Elle, elle allait surement en cours, comme tous les élèves bien sages. Et, elle n’allait surement pas vouloir sécher pour rester avec lui. Mais enfin, sans vouloir se chercher d’excuses, Drew n’avait pas du tout envie d’être avec cette vieille bique pour qu’elle lui pète les oreilles jusqu’à la fin. Cette femme était un monstre. Si bien que quelqu’un devrait penser à la faire interner à l’asile psychiatrique. C’est à cause d’elle que tout les élèves devenaient cinglé !… Bon, il ne fallait peut-être pas abusé. En attendant, elle était agaçante et aujourd’hui, Drew avait mieux à faire que d’écouter la dégénérée pousser sa petite crise.



( Vous avez dit catastrophe ? Je confirme. *PAN* )

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MessageSujet: Re: « Baby could you blow my heart up ? » | Drew C. Stevens   Lun 1 Nov - 18:22

    - Jolis prénoms.
    - Merci...

Fis-je avec un mince sourire. Nirvana, timide ? Manquerait plus que ça ! Nan, je n’étais simplement pas une adepte des compliments. Qui n’étaient que mensonges pour moi. On pouvait me dire n’importe quoi, j’en venais toujours à la conclusion : « On dit ça pour me faire plaisir. ». Un immense manque de confiance en soi, que voulez-vous. Personne n’y changera rien.
    - Tu es pressée ?
    - Pas vraiment…

J’étais descendue pour aller en cours mais en réalité… Sécher, c’est bon pour la santé, et le moral. Quitte à glander, c’est toujours mieux que de rester le cul collé à une chaise pendant une heure, à écouter une vieille folle vanter les mérites d’assassins morts. L'histoire est le total des choses qui auraient pu être évitées. Qui a-t-il comme mérite à tuer des gens ? Décidemment, je ne comprendrais jamais les hommes… Je sais, je sais, je suis humaine moi aussi, mais croyez-moi, si j’avais eu le choix, ç’aurait été mon dernier souhait d’être humaine.
J’avais évité de lui dire ce que j’allais faire en réalité, de peur qu’il soit un de ces élèves studieux, qui trouvent intolérable de louper un cours. Ok, il n’avait pas l’air d’en faire partit. Mais on n’est jamais trop prudent. Et puis, il doit venir d’une famille de riche, ça se sent, là-bas, ils sont plutôt callé étude, non ?
D’accord, d’accord. Avoir des préjugés, ce n’est pas bien. Mais sur ça, on ne pouvait pas se tromper. Oh et puis merde, au moins si je lui dis, je serais fixée. Je n’ai pas envie de passer pour quelqu’un que je ne suis pas. Pourquoi j’ai eu peur de décevoir quelqu’un que je ne connais pas ? Il est beau, ok, mais ça s’arrête là.
    - En fait, je crois que je vais sécher. L’histoire, c’est pas mon truc.

Fis-je en lui souriant. En fait, ce qui me donnait réellement envie de sécher les cours d’histoire c’était que je m’ennuyais à mourir quand j’y étais. Et quand on s’ennuis, on s’occupe. On se rappelle les bons, les mauvais souvenirs. Et moi, chaque fois que j’ai un moment de libre, un moment où je ne fais rien, où je n’ai rien pour m’occuper, et bien, j’ai ton image qui me vient à l’esprit. Ton visage qui vient me prendre le ventre, qui me donne des crampes. Cette nuit où tu m’as souris, complètement inconscient à ce qui allait t’arriver, dans les minutes à venir. Je suis partie sans me retourner, ne me doutant pas une seconde que c'était un adieu au lieu d'un au revoir. Dès que j’ai entendu ce crissement de pneus, suivit de ce bruit sourd… Putain, je ne pourrais même pas te dire ce que j’ai ressentis. Je me suis retournée, j’ai couru vers toi, insultant le chauffard au passage, j’ai appelé l’ambulance, mais c’était trop tard… Alors là je peux te dire que le chauffard, il a prit cher. Je me suis battue comme jamais. Il m’a foutu à terre, mais j’ai continué à me battre. Je devais te venger… Toute la rage que j’avais réussir à contenir jusque là s’est déversée sur lui. Le pire, c’est qu’il avait bu. Et qu’il n’avait même pas conscience qu’il t’avait tuer. Qu’il avait tuer une partie de moi. Qu’il m’avait tuer, moi, finalement. Tu étais tout pour moi, tout. Je t’aimais tellement... Ça fait trois ans maintenant, mais j’ai toujours l’impression que c’est comme si c’était hier. Je ne sais pas si je serais capable d’aimer à nouveau… Mais je suis forte, je vais m'en tirer. Comme toujours.
Je releva la tête que j'avais inconsciemment baisser, pour cacher mon visage décomposer derrière mes cheveux, et adressa à Drew un faux sourire, qui sonnait toujours vrai. J'étais bonne actrice.

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